Exposition photo de Bruno Fontana « Typologies » jusqu’au 28 novembre 2015

Bruno FontanaQui ? Bruno Fontana présente jusqu’au 28 novembre 2015 une exposition intitulée « Typologies » C’est un photographe Français, reconnu, et ayant déjà exposé dans cette galerie. Son oeuvre se construit par des séries d’images tentant de donner à voir des environnements urbains et paysagers.

Quoi ? Dans la galerie, vous pourrez voir 5 séries. Chaque série est présentée par un bloc d’images. Des pièces d’appartement vidées par leurs occupants avant la destruction de l’immeuble. Des cellules de la prison de la Santé avant rénovation. Des façades nord de pavillons modernes. Des salles de cinéma d’art et d’essai du 93. Des salles de classe d’un collège.
C’est un véritable travail sur le regard, sur l’habituation. C’est souvent le cas, chez les photographes, de s’intéresser à ce phénomène qui diminue notre sensibilité aux objets de notre environnement. Bruno Fontana arrive à avoir l’oeil neuf, qui voit des formes, des couleurs avant de voir des objets signifiant quelque chose.

J’ai eu le bonheur de rencontrer Bruno Fontana dans la galerie le jour où je suis venu et de m’entretenir avec lui quelques instants.
Pour que les photos d’une même série présentent les mêmes caractéristiques, Bruno Fontana veille à placer son appareil photo dans la même configuration (hauteur, mise à niveau, pointage). Il utilise aussi un objectif à décentrement permettant de corriger des perspectives.

Au niveau des influences, Bernd et Hilla Becher. Ce couple de photographes Allemands a photographié des bâtiments industriels en obéissant à un protocole très rigoureux. Les plus connus sont des châteaux d’eau. Mais aussi plus largement le courant des photographes se penchant sur le sujet du paysage altéré par l’homme.

J’aime beaucoup ce travail. D’abord pour cette mise à nu du regard, cette faculté retrouvée de voir.
Et puis, son approche dépouillée. Ensuite, et c’est le plus important, pour ce que cela dit de nous.  Si ce qui est présenté ne montre pas d’êtres humains, en creux, hors cadre, on peut percevoir quelque chose de lisible. Une épaisseur, une histoire. En ce sens, c’est une approche patrimoniale. Il suffit de voir, par exemple, la série sur les cinémas du 93, dans lesquels Bruno Fontana a vu des films, des spectacles, pour y percevoir une sorte d’hommage à la culture populaire.

Enfin, parce que le sujet du paysage, au sens large, l’endroit où on vit, m’intéresse. Ce n’est pas de moi, c’est le titre d’un livre de photo « The place we live » de Robert Adams.

Où ?
La galerie Rivière/Faiveley, (70 rue Notre Dame de Nazareth 75003 Paris) est spécialisée dans la photographie contemporaine.

http://galerierivierefaiveley.com/

http://www.fontana.book.fr/

Vous aimerez aussi...