Le photographe mystère de janvier

Ce mois-ci, le photographe mystère nous a été présenté par Fatma, qui a commencé par nous montrer ces photos :

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Gordon Parks est né en 1912 au Kansas (États-Unis) au sein d’une famille nombreuse et très pauvre. A 16 ans, il perd sa mère. Il abandonne ses études et enchaîne les petits boulots (serveur, barman, pianiste…). A 26 ans, il achète son premier appareil photo dans une boutique de préteur sur gages.
Il faut souligner que pendant les années quarante, la photographie s’associe au militantisme politique noir. La photographie s’engage au côté des militants noirs et se politise. Chez Gordon Parks, pour qui la photo est « une arme » ; un outil de contestation et de revendication puissant, l’homme noir est un sujet fondamental. Son travail pour la Farm Security Administration (1941-1943) lui permet de dénoncer l’injustice sociale à laquelle font face aussi bien les Noirs que les Blancs. En 1944, il travaille en free-lance notamment pour le magazine Vogue où il développe un style unique notamment en photographiant ses modèles en mouvement. En 1948, suite à un reportage photographique sur un leader d’un gang à Harlem, il fut remarqué par le magazine Life qui l’intègre à son équipe (1948-1968). L’inégalité sociale, la violence et la ségrégation raciale constituent des lignes thématiques fortes de ses reportages photographiques. Une approche de la photographie qui donne lieu à un langage esthétique propre. Ce qui frappe à la lecture de ses œuvres, c’est un mélange fréquent entre le raffinement (forme) et la dureté du contenu. Si Gordon Parks a placé son combat en faveur de la cause noire au cœur de sa recherche photographique, ses productions cinématographiques continuent de traiter l’expérience noire-américaine. En 1969, il adapta son autobiographie The Learning Tree au cinéma. Mais c’est grâce au succès de son film Shaft sorti en 1971 qu’il contribua à la revalorisation de l’image et du statut de l’homme noire au cinéma américain…

Il est mort en 2006 à New York.

Pour plus d’information sur le parcours de Gordon Parks, le documentaire Half Past Autumn: The Life and Work of Gordon Parks est une excellente biographie (en anglais) :

 

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