Le photographe mystère de juin

Ce mois-ci, le photographe mystère nous a été présenté par Bénédicte, qui nous a montré ces photos :

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Né le 20 mars 1971 à Newcastle en Nouvelle-Galles du Sud (Australie), c’est un photographe australien de l’agence Magnum Photos. La photographe Narelle Autio est son épouse.

Il est basé aujourd’hui à Sydney en tant que photographe indépendant et a travaillé comme photographe sportif pour le magazine New Ltd. Il a fondé l’agence Oculi et en a été membre pendant près de huit ans.

Il a gagné de nombreux prix récompensant son travail comme le World Press Photo en 1999, 2000, 2001 et 2005 ou encore le prix Canon en 2000.

Pendant deux ans, il a visité l’Australie à travers les plages et la brousse et parcouru 90 000 km afin d’essayer de retrouver sa place dans une Australie qui a beaucoup changé depuis son enfance. En effet, ce travail nommé Minutes to Midnight essaie de montrer comment les gens vivent dans l’ombre du terrorisme depuis 2003 et comment chacun voit le pays comme étant à la fin d’une ère, celle de l’innocence. Ce travail a d’ailleurs été récompensé par le prestigieux prix W. Eugene Smith en 2003 et fut exposé à l’Australian Center for Photography en janvier et février 2005. Ce fut l’exposition la plus visitée de l’histoire du centre.

Ses photos en noir et blanc montrent un travail sur le support photographique très original :
– choix de lumières naturelles très travaillées proche de la lumière cinéma
– Surexpositions qui créent des atmosphères irréelles
– Jeux de reflets,  jeux de surimpressions qui donnent des images dans l’image et des effets de profondeur surprenants
Ce photographe est relativement méconnu en Europe,  nous espérons que ses oeuvres seront bientôt présentées en France.

Une succession étourdissante de photographies toutes plus belles les unes que les autres, évoquant à tour de rôle l’amour, la mort, le plaisir, la solitude, la souffrance, le bien-être.

Ce recueil de photographies est comme un ballet. Même s’il reste fixe, le photographe danse. Avec les éléments, les sentiments, une danse avec la vie. D’ailleurs, dans son regard, il y a toujours un pas entre la photographie et la musique. Illustration, ces quelques mots prononcés lors d’une interview en 2007 : « J’ai été influencé par toutes sortes de musiques. Celles de vidéos étaient super… Il y a ce groupe islandais, Sigur Rós — sa musique est juste très triste et mélodramatique. Nine Inch Nails et Radiohead et ce genre de groupe, avec leur clips décalés, m’ont influencé. Ils ont une sorte de qualité sombre et onirique, et je suppose que c’est ce que j’essaie d’évoquer. Mais pour être honnête, je ne réalise pas vraiment tout ça quand je photographie, parce que ce qui est à l’intérieur de moi et ce qui est à l’extérieur me traverse pour aboutir dans mes images… La plupart du temps, je suis dans un autre monde. »

Profondément marqué par la légèreté et la démesure des espaces australiens, son travail est baigné dans une poésie légère, la plupart du temps en noir et blanc. Que ce soit dans Dream Life ou dans Minutes to Midnight, épuisé le jour même de sa sortie il y a à peine un mois, le photographe attrape au vol des images que l’on aurait pu rêver mais que la vie a pris soin de créer pour lui. Les êtres, les espaces, les objets qui composent son univers ont tous la capacité de brouiller la frontière entre fiction et réalité. Sans pudeur ni chichis, c’est un conte plus loufoque que le photographe a livré juste avant Noël : The Christmas Bucket Tree, son album de famille, en couleur, emballé dans un papier cadeau rouge et doré en deuxième et troisième de couverture.

 

Personne n’a reconnu Trent Parke !

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