Josef Koudelka au centre Pompidou

JOSEF KOUDELKA   LA FABRIQUE D’EXILS

De quoi s’agit-il ?  En ce moment a lieu au centre Pompidou une exposition consacrée aux photographies de Josef Koudelka, photographe français d’origine tchèque, né en 1938 à Boskovice (République tchèque). En 1970, suite à la situation politique en Tchécoslovaquie, il quitte son pays et devient apatride. Il entame alors un long voyage : celui de l’exil qui durera près de 20 ans. Il continue son travail photographique sur les gitans et les diverses coutumes des pays d’Europe, toujours en quête de liberté.

La place Venceslas en 1968

 

Cette exposition est composée de différentes parties dont les espaces particulièrement intéressants « Exils », « Réveils » et « Katalog » dans lesquels les photos exposées révèlent la personnalité de Josef Koudelka : il vit comme un nomade.

L’hiver, il s’arrête à Londres puis Paris afin de développer, tirer et éditer ses photographies. Par contre, au printemps et en été,  il parcourt l’Europe afin de photographier certains évènements (fêtes du solstice, semaine sainte, pèlerinage, festivals et carnavals gitans). Par ses clichés exposés dans la partie « Exils », il révèle un monde d’exil en images, spontané et authentique.

France en 1980

Irlande en 1976

 

 

 

 

 

 

 

France en 1973

Espagne en 1973

 

 

 

 

 

 

Revendiquant une liberté totale, il refuse toute commande et n’a pas de domicile fixe. Ainsi, il dort chez des amis, à l’agence Magnum dont il fait partie depuis 1971 ou à la belle étoile. Le nomadisme est donc devenu un style de vie. A force de photographier les nomades, il en est devenu un. Par ses autoportraits  exposés dans la partie « Réveils »,  il arrive à montrer son ombre, sa main et ses pieds le soir au coucher et le matin au lever. Peut-on déjà parler de « selfie » ?

Josef Koudelka

Josef Koudelka
Le réveil

 

 

 

 

 

 

 

Sur des planches cartonnées exposées dans la partie « Katalog »   figurent de petits tirages de travail qu’a effectués Koudelka. Il les a classés par formes, compositions, idées ou thématiques, des animaux, des vieillards, enfants, cimetières et carnaval.

Tirage de travail

 

Donc ce photographe nomade dit ne pas reconnaître de maitre. Toutefois, on reconnaît par ces photos l’influence de la photographie humaniste (Cartier-Bresson, Sander). En effet, l’être humain a une grande place dans ses photos.

Cette exposition a lieu au Centre Pompidou du 22 février au 22 mai 2017 de 11h à 22h (sauf le mardi). Gratuit.

L’accès s’effectue du côté de la rue Beaubourg (galerie de photographie).

Métro : Rambuteau, Hôtel de Ville ou Châtelet

RER     : Châtelet Les Halles

 

 

Deux liens sur cette exposition :

Article telerama

Article Francetvinfo

 

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