Le photographe mystère de juin 2017

Ce mois-ci, le photographe mystère nous a été présenté par Pierre-Emmanuel :

En 2015, il expose dans seize stations de métros parisiennes et à la galerie Polka.

Ce photographe est né à Brooklyn, New York le 16 octobre 1946. Il a d’abord étudié la sociologie à l’université d’État de Pennsylvanie. En 1968, après avoir vu le film Blow-Up d’Antonioni, il achète son premier appareil photo. Il prend par la suite des cours du soir à l’École des arts visuels de New York.

Depuis son plus jeune âge, il regarde les gens par sa fenêtre comme si c’était une pièce de théâtre. Il épie tout ce qui se passe dans la rue sans savoir que plus tard il serait à la recherche de ces personnes, de cette vie de quartier qu’il côtoyait tous les jours depuis sa plus petite enfance. Ce théâtre de rue est resté gravé dans sa mémoire.

Il se définit en tant que « street photographer ». Il s’intéresse à la façon dont les gens partagent physiquement le même espace urbain. Il entre à l’agence Magnum en 1998. Il aime beaucoup le travail d’Henri Cartier-Bresson mais il se caractérise pourtant par un comportement à l’opposé. Il reprend aussi la phrase de capa : « If your pictures aren’t good enough, you aren’t close enough. ». Il utilise un flash électronique en combinaison avec la lumière naturelle et il est important pour lui que ses sujets soient conscients de sa présence.

Pendant 25 ans, son travail s’est axé sur les protagonistes de New York et il ne semble pas encore en avoir fini. Il a publié une vingtaine de livres au cours de sa carrière.

Il a aussi beaucoup voyagé dans des pays tels qu’Haïti, la France, l’Irlande, japon ou encore l’Inde. Son travail a été exposé dans plusieurs galeries et musées et gratifié de nombreux prix. Sa vision théâtrale des choses et la forme graphique des photographies font les qualités et la force de son style.

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Le photographe mystère était Bruce Gilden.

 

 

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