On se fait une petite toile ? Décembre 2017

 

The Square (Palme d’Or à Cannes 2017)

Le conservateur d’un musée d’art contemporain doit mettre en place une exposition du genre conceptuel, « The Square », un carré de confiance dans lequel chacun peut faire ce qu’il veut.
Il faut reconnaître qu’il a déjà d’autres préoccupations, notamment le vol de son smartphone. Et il se fait même draguer par une journaliste…
Disons le tout net, il est un peu dépassé par les évènements…
Ce film est en grande partie une vision satirique de l’art contemporain, de son embourgeoisement, de son décalage et de sa naïveté face aux réalités de la société.
C’est grinçant, politiquement incorrect, mais c’est aussi une réflexion sur l’individualisme, la perte des valeurs collectives et la liberté d’expression.
A cet égard, la séquence de « l’homme-singe », qui correspond à la photo de l’affiche est particulièrement édifiante et révélatrice…
Au fait, vous en pensez quoi de l’art conceptuel ?

Happy Birthdead

Le principe du film, c’est celui de la boucle temporelle.
Tout commence avec un étudiante qui se réveille dans le lit d’un de ses camarades après une soirée bien arrosée. C’est le jour de son anniversaire. Tout va se dérouler à peu près normalement… jusqu’au soir où elle est assassinée !!!
Le coupable étant affublé d’un masque de carnaval, pour le trouver, cela risque d’être un peu compliqué…
Surprise !!! Elle se réveille comme précédemment et va vivre les mêmes évènements, jusqu’au soir où elle est de nouveau assassinée !!!
Et ainsi de suite…
Il lui faut démasquer son assassin afin de sortir de cette boucle infernale.
Avec beaucoup plus d’humour que d’horreur, le point fort de ce film, c’est son montage dynamique, sans temps mort (si l’on peut dire!).
En résumé, un exercice de style plutôt réussi et un bel hommage à son prédécesseur sorti en 1993 : Un Jour Sans Fin.

Le Brio

Elle vient de Créteil et rêve de devenir avocate. Mais dès son premier jour à l’université d’Assas, elle est confrontée à un professeur connu pour ses dérapages et ses provocations.
Alors, pour se racheter une conduite, il accepte de la préparer au concours d’éloquence. Encore faut-il qu’ils parviennent tous les deux à dépasser leurs préjugés…
Tout en évitant les habituels clichés sur la banlieue, ce film aborde de manière équilibrée et avec justesse le sujet des différences sociales et culturelles, ainsi que la volonté de réussir lorsqu’on vient d’un milieu défavorisé.
Autres points forts du film, la qualité des dialogues et l’humour qui tombe à pic.
Quant à Camélia Jordana, après « Cherchez La Femme », ce rôle lui permet de confirmer ses qualités d’actrice. Il faudra juste qu’on lui propose d’autres personnages que celui de la beurette banlieusarde…

Le Musée Des Merveilles

Deux enfants fugueurs et sourds: elle, en 1927, veut échapper à sa prison dorée et retrouver ses parents, lui, en 1977, vient de perdre sa mère et est à la recherche du père qu’il n’a pas connu.
Tous les deux se dirigent vers New York et vers le même musée, qui est le point focal avec son cabinet de curiosités, forcément merveilleux pour un enfant.
Nous avons là deux histoires en parallèle, mais la précision du montage réussit à créer une sorte de continuité.
Pour nous, il s’agit aussi de deux périodes révolues, dont les ambiances sont ici parfaitement reconstituées. Le choix du noir et blanc pour 1927 et d’une couleur à dominante jaune un peu vieillie pour 1977 renforce le côté nostalgique de l’ensemble.
Et qui dit nostalgie dit émotion…

Le mois prochain, je n’oublierai pas de vous parler du 8ème épisode d’une histoire qui se déroule dans une lointaine galaxie…

Pierre-Marie

 

 

 

 

 

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